Le BEA a confirmé qu'il travaillait aussi
sur cette dernière piste, sans la privilégier.

Au 20 juin, 50 corps des passagers ont été retrouvés par les marines brésilienne et française ainsi que de nombreux morceaux de l'appareil qui sont en cours d'examen par les experts du BEA.
Si jusqu'à fin de semaine dernière, il semblait bien que l'on privilégie les fameux Pitots, ces sondes de mesure de vitesse dont le fonctionnement était probématique, une nouvelle découverte pourrait bien expliquer le pourquoi de la dislocation de l'appareil survenue "par surprise" d'après des médias brésiliens.
En effet, peu après le décollage de l'appareil Airbus A 330-200 depuis l'aéroport de Rio-de-Janeiro, vol AF 447, un message d' alerte automatique aurait signalée une fuite sur un circuit d'eaux usées de l'avion.
Cette fuite, indécelable par l'équipage pourrait avoir provoqué un écoulement d'eau et lorsque l'appareil aurait traversé des températures de -50°, l'écoulement de cette eau aurait pu se transformer en "un gel important dans la membrane composite" qui se trouve dans la partie arrière de l'appareil a indiqué le Journal du Dimanche.
Ce pourrait être le gel qui aurait provoqué une rupture subite de la structure de l'appareil en plein vol. Tout celà est très technique mais c'est généralement le cas dans cette situation.
Une question s'impose à cette révélation: si un message d'alerte a été envoyé, comment se fait-il que quelqu'un ne l'ait pas réceptionné et, si quelqu'un l'a réceptionné, que l'équipage n'en ait pas été informé imméditement...?
Une polémique franco-française s'engage également concernant la confiance qui serait à accorder au BEA .
Odile Saugue, une députée socialiste du Puy-de-Dôme serait sur le point de finaliser un rapport sur l'agence européenne de la sécurité aérienne (l'EASA) qui mettrait l'accent sur le manque de neutralité du BEA: "Cet organisme dépend du gouvernement. Nous ne saurons que ce que l'on veut bien nous dire (...) On a l'impression que certaines choses se règlent en famille." a t-elle déclaré au JDD. Les intérêts en jeu sont collossaux c'est certain et l'on comprend mieux l'exigence des syndicats de pilotes qui ont à plusieurs reprises demandé que l'on aille jusqu'au bout de cette enquête afin de faire toute la lumière sur les causes réelles de ce crash. Avaient-ils des craintes que l'on escamote les résultats de l'enquête...?
Le BEA quant à lui s'est engagé à publier un rapport sur l'accident pour la fin du mois de juin et sur les causes possibles de la disparition de l'Airbus dont les 228 passagers et membres d'équipage sont décédés.
image jpg Airbus en atelier de maintenance Vidéo de la conférence de presse du directeur du Paul Louis Arslanian BEA (BFM TV)
en date du 17 juin 2009
(Source: BFM TV)
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